Test du scanner 3D Toucan 3DMakerpro
Bonjour à toutes et à tous. J’ai le plaisir de vous retrouver aujourd’hui pour le test du scanner 3D Toucan de chez 3DMakerpro. C’est le deuxième scanner 3D autonome que l’on peut tester sur Nozzler, après celui du Revopoint Miraco. Cette fois ci c’est notre partenaire Geekbuying qui nous a gentillement envoyé le produit pour la réalisation de l’article. C’est parti !
Avec le Toucan, 3DMakerpro vise clairement les makers avancés qui veulent un scanner 3D autonome, capable de gérer aussi bien les petites pièces détaillées que des volumes plus ambitieux, sans passer leur temps à jongler avec un PC portable. Sur le papier, la fiche technique coche beaucoup de cases, et sur le terrain l’ensemble tient plutôt bien ses promesses, malgré quelques choix de conception discutables côté ventilation.
3DMakerpro Toucan 3D Scanner
3DMakerpro Toucan Premium
Présentation du scanner
Le 3DMakerpro Toucan est un scanner 3D portable « tout‑en‑un » capable de fonctionner en mode autonome, avec son propre écran et ses contrôles intégrés, mais aussi en mode connecté via logiciel pour affiner les réglages et les reconstructions. Il vise un public de passionnés exigeants, qui ont déjà mis les mains dans le scan 3D et veulent gagner en confort et en régularité sans basculer sur du matériel purement industriel. Si vous êtes débutant, ce scanner peut également vous convenir, mais nous conseillons toujours de privilégier au départ des produit plus abordables.
L’appareil se positionne comme une alternative crédible aux modèles type Revopoint Miraco, avec une approche similaire sur la mobilité et l’autonomie, mais avec une ergonomie et une interface qui auront leurs fans… et leurs détracteurs. Là où le Miraco joue beaucoup la carte de la compacité et du workflow ultra guidé, le Toucan mise davantage sur la modularité des scénarios de scan et la polyvalence des usages, notamment grâce à la lumière structurée bleue.
Unboxing Vidéo :
Caractéristiques clés :
- Mode autonome complet (écran intégré, contrôle direct des scans sans PC), avec possibilité de repasser en mode connecté pour les traitements plus lourds.
- Capacité à gérer aussi bien les petits objets détaillés que des pièces de taille moyenne, avec différents modes et profils de scan.
- Suivi du mouvement et alignement automatique des captures pour limiter les ratés lors des scans à main levée.
- Workflow pensé pour le « scan → traitement → export » directement depuis l’appareil, avec gestion des projets sans passer systématiquement par un ordinateur.
- Construction soignée, coque rigide et finition générale qui inspirent confiance, adaptée à un usage régulier en atelier ou en fablab.
Tests :
Suite à l’unboxing présenté au dessus, voici 2 photos des élements présents :


Premier allumage du scanner :
Premier test de scan, vous aurez reconnu pour celles et ceux qui suivent les tests des scanners 3d que je réalisé, la petite boite en plâtre que j’ai l’habitude de tester. Le scan est très fluide, intuitif et l’interface du scanner est bien pensée. Les détails sont vraiment bien enregistrés par le toucan et la génération du modèle mesh en utilisant l’outil automatique est bonne. Vous trouverez ci dessous une série de photos de ce test :





Voici une petite vidéo de démo complète du scanner sur une sculpture égyptienne :
Je ne pense pas avoir besoin de commenter cette vidéo 🙂
Pour suivre on part sur un objet un peu plus compliqué. Une GameBoy Classic. La difficulté pour les scanners généralement c’est le suivi de forme parce qu’ils ont du mal à savoir dans quel send se trouve la brique. Et souvent on se retrouve avec des incohérence et des boutons sur toutes les faces. L’autre difficulté, et qui est plutôt bien géré ici c’est les différences de textures entre le plastique principale, le plastique brillant des boutons A et B, et la croix directionnelle noire. On voit que toutes ses parties sont bien captées, merci à la lumière bleue !


Je continue avec un petit rappel (que j’avoue avoir oublié un certain temps sur ce test….) pensez à connecter votre scanner au réseau et à faire la mise à jour !


Cette mise à jour à par exemple bien développée la partie connection avec l’ordinateur, avec notamement une option USB Drive qui n’était pas dispo au déparT.

Il existe pas mal de choix sur les formats de fichiers qu’on veut transférer à l’ordi, et c’est plutôt appréciable si on ne veut pas à chaque fois tout déplacer et sauver un peu d’expace disque.



On test sur une chassure ? Après la Adidas Hamburg, voici la Vans Slip-on :

Depuis la mise à jour une fenêtre zoom s’ouvre en haut à gauche lors du détourage ! c’est vraiment très agréable et ça facilite encore plus l’utilisation sans ordinateur !

Pour la partie ordinateur, le traitement se fait avec le logiciel JM Studio téléchargeable sur le site 3DMakerpro. Je ne m’attarderais pas sur cette partie ici, parce que la valeur ajoutée du Toucan se trouve bien entendu sur ton côté nommade !
Avantages & Inconvenients
Mini comparaison Toucan vs Revopoint Miraco
| Point clé | Toucan 3DMakerpro | Revopoint Miraco |
|---|---|---|
| Autonomie sans PC | Mode autonome poussé, interface orientée « outil » | Fort focus sur l’ergonomie, interface plus guidée |
| Cible | Makers avancés, usage atelier / fablab régulier | Prosommateurs, créateurs mobiles |
| Finition | Très bonne, design sérieux | Soigné, plus « design » et compact |
| Ventilation / ergonomie | Ventilation vers le bas, gênante posé à plat | Pas ce problème de flux d’air |
3DMakerpro Toucan 3D Scanner
3DMakerpro Toucan Premium
Conclusion
Le 3DMakerpro Toucan est un scanner 3D qui parle clairement aux makers avancés qui savent ce qu’ils attendent de leur matériel et qui veulent un workflow le plus autonome possible, sans dépendre en permanence d’un PC. Il tient ses promesses en termes de qualité perçue et de résultats, mais se voit pénalisé par un choix de ventilation peu pratique qui oblige à adapter sa manière de l’utiliser au quotidien.
Si tu hésites avec un Revopoint Miraco, le choix se fera surtout sur ta manière de travailler : le Miraco mise sur la compacité et une expérience très « ready to scan », tandis que le Toucan joue la carte de l’outil autonome sérieux, à condition d’accepter cette contrainte de ventilation et un positionnement prix plus engagé. Veux-tu qu’on ajoute un encadré « À qui s’adresse le Toucan ? » avec 3 profils types de makers pour renforcer l’aspect conseil sur Nozzler ?
